Lancement des activités du Fonds PISCCA à Korssimoro

Lancement des activités du Fonds PISCCA à Korssimoro

L’AFEMIB et l’ ARM sont allées en consortium pour exécuter un projet dénommé « Promotion d’un environnement social propice à l’intégration des femmes déplacées internes et à l’amélioration de leurs conditions de vie dans les communautés minières artisanales et à petite échelle ».

l’objectif global du projet est de promouvoir un environnement social propice à l’intégration des femmes et filles déplacées internes (FDI) et à l’amélioration de leurs conditions de vie dans les communautés minières artisanales et à petite échelle dans les régions du Centre-Nord et du Plateau central,

100 femmes et filles dont 80 déplacées internes et 20 autochtones impactées ou non par l’activité minière vivant dans les communes Korsimoro et Mogtédo seront les bénéficiaires. Les grandes activités du projet sont :

• Conception et diffusion de micro programmes  de sensibilisation sur les thématiques des droits humains, la cohésion sociale et la protection de l environnement, dans les radios locales et les réseaux sociaux ;

• Formations des bénéficiaires sur la gestion et éducation financière ;

• Formation et dotation de kits de transformation pour la mise en œuvre d’AGR en vue de renforcer leur résilience économique.

Le lancement du projet dans la commune de Korssimoro s’est déroulé ce jeudi 11 août 2022 à Korssimoro. C’est Monsieur le SG de la province du Sanmatenga, représentant monsieur le Haut commissaire, qui a prononcé la cérémonie de lancement du projet en présence de Mme la Présidente de la délégation spéciale, des représentants des services techniques déconcentrés de la commune,  des leaders communautaires et des représentants des bénéficiaires.

L’objectif de l’activité est de présenter le projet aux acteurs parties prenantes, afin qu’ils s’approprient des grandes actions du projet pour un accompagnement rationnel des structures de mise en œuvre pour l’atteinte des résultats. Le SG a exhorté les acteurs à soutenir le consortium dans l’exécution du projet. Pour lui, ce projet vient renforcer les efforts du gouvernement et partant des communes,  dans la prise en charge des personnes déplacées internes et sa réussite devient une priorité pour les communes concernées.

La durée du projet est de 8 mois et est financé par le Fonds PISCCA.

Le consortium remercie les autorités provinciales et communales pour leur mobilisation.

 

Le Projet d’appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines (PARGFM), présenté aux membres du collège de la société civile au comité de pilotage ITIE-BF

Le Projet d’appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines (PARGFM), présenté aux membres du collège de la société civile au comité de pilotage ITIE-BF

Le 30 juin 2022 à Koudougou, l’unité sectorielle d’exécution volet mines du Projet d’appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines (PARGFM) a tenu un atelier d’information et d’échanges au profit des représentants du collège de la société civile, membres et non du comité de pilotage de l’ITIE.

Deux communications se rapportant aux aspects opérationnels, sociaux et environnementaux ont été partagées aux participants par le chargé de suivi évaluation et le chargé des questions environnementales liées à l’exécution du projet, sous la supervision du Coordonnateur du projet volet mines, Monsieur Godefroy THIOMBIANO.  L’objectif de cet exercice est de permettre aux participants de s’approprier du projet en vue de contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs Inhérents au projet.

 Il est ressortit que le PARGFM et le fruit de la collaboration entre le gouvernement burkinabé et la Banque Mondiale ayant pour objectif global d’améliorer l’efficacité des services fonciers et miniers, de renforcer la sécurité foncière dans certaines municipalités et de favoriser un partage inclusif des avantages de l’exploitation minière. Le coût global du  projet est de 150 000 millions de dollars US  repartie à égalité entre les deux volets. Il faut souligner que la modalité de financement est de 50% crédit et 50% en don.  Le projet durera 6 ans et couvrira le territoire national pour le volet mine et  4 régions pour le domaine foncier.

Les acteurs de mise en œuvre sont l’administration des mines, des finances, l’ITIE-BF les universités et les OSC de développement communautaire telle que l’AFEMIB, pour ce qui concernant le volet mines.

Cinq (5)  composantes ont été définies pour la mise en œuvre  du projet :

  • le renforcement du cadre juridique et le développement institutionnel
  • le renforcement de la gestion de l’information minière et foncière et l’amélioration de la sécurité foncière
  • l’inclusion socioéconomique et le développement communautaire
  • la gestion, le suivi et l’évaluation du projet et la diffusion des connaissances
  • les contingences, Urgences et Réponses aux Épidémies.

Les OSC qui le souhaitent ont été invitées à soumettre des projets de renforcement de capacités sur divers thématiques dans un bref délai.

 

Journée internationale de la femme du secteur minier,  l’AFEMIB rend hommage à ses aînées

Journée internationale de la femme du secteur minier, l’AFEMIB rend hommage à ses aînées

L’organisation mondiale «International Women in Mining (IWiM)» a choisi la date du 15 juin 2022 pour célébrer la Journée internationale des femmes dans le secteur minier. C’est une opportunité offerte aux structures engagées dans la promotion du genre de faire le point des avancées en matière de lutte pour l’égalité des sexes. L’AFEMIB à l’instar de toutes les associations féminines nationales des pays du monde entier voudrait se prêter à cet exercice qui consiste à faire l’état de lieux, et la contribution de l’AFEMIB à la bonne gouvernance du secteur.

Dans le secteur minier burkinabé, le rôle et la représentativité des femmes a certes évolué à ce jour mais elle reste néanmoins toujours faible. Selon le rapport ITIE 2019, sur un effectif total de 11 055 personnes employées par 14 compagnies minières industrielles concernées par le rapport, seulement 834 étaient des femmes, soit 7,54% de l’effectif total.

En 2020, l’AFEMIB avec l’appui de l’Institut national démocratique pour les affaires internationales, NDI, a mené une étude sur les emplois générés par 5 mines du Burkina Faso et le genre, Il s’est avéré que le taux d’employabilité des femmes variait entre 1 à 11% selon les mines.

Une étude menée par Mining, Minerals and Sustainable Development Project, MMSD, sur les mines artisanales et les exploitations minières à petite échelle au Burkina Faso a révélé qu’en saison sèche, on peut estimer le nombre de personnes travaillant sur ces sites d’exploitations à des milliers de personnes. Sur ce nombre, 50 % sont des hommes, 45 % des femmes et 5 % des enfants.

Selon les données collectées de l’Institut National de la Statistique et de la Démographie, INSD, la contribution du secteur minier à l’emploi en 2019 se situerait à 0,69%.

Pour l’AFEMIB, ces taux sont très faibles ; cependant elle est consciente des efforts consentis par certaines compagnies minières pour faire bouger les lignes. En effet, plusieurs compagnies minières contribuent efficacement, par leurs initiatives, à la prise en compte des besoins spécifiques de leurs employées femmes à travers la mise en place de politiques spécifiques pour le bien-être de celles-ci.

Comment la femme peut-elle arriver à tirer grand profit du secteur minier ?

L’AFEMIB, doyenne de toutes les associations nationales de l’espace UEMOA, pour sa part, poursuit ses actions de formation sur le développement du leadership personnel, la motivation des jeunes filles à embraser les filières scientifiques, plaidoyer, de sensibilisation et de renforcement des capacités techniques et financières des femmes du secteur pour accroitre leur résilience face aux défis du secteur. Il est pertinent de retenir qu’au Burkina Faso, le cadre règlementaire existe, mais souvent, l’applicabilité pose problème. L’AFEMIB souhaite que la loi votée sur le contenu local soit respectée dans toute sa rigueur pour permettre à tous, surtout à la femme de pouvoir jouer sa partition en étant davantage impliquée dans le développement économique local des communes.

A l’occasion, l’AFEMIB voudrait rendre hommage à  certaines de ses pionnières qui ont beaucoup œuvré dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail des femmes dans ce secteur qui a toujours un visage masculin :

  • Mme GUEMBRE Maïmouna
  • Mme TAMBOURA Marie-Rose Aïda
  • Dr ZONOU Aïssata

et bien d’autres femmes qui ont mené des réflexions et combats pour une meilleure représentativité dans le secteur géo extractif. L’AFEMIB est reconnaissante de l’engagement des initiatrices de «Femme dynamique» qui œuvrent à rendre plus visibles, les membres de l’AFEMIB. L’AFEMIB salue également les apports des structures de veille et de bonne gouvernance qui contribuent à créer un cadre favorable pour la femme.

Dans le contexte actuel où notre pays est secoué par la crise sécuritaire ébranlant ainsi tous les domaines du développement humain durable, l’AFEMIB invite toutes les femmes du secteur minier burkinabé à se réunir pour réussir le plaidoyer afin que 30% du Fonds Minier de Développement Local (FMDL) soient consacré aux activités portées par des femmes, toute chose qui soutiendra le tissu économique. Le 5ème objectif de développement durable est spécifiquement dédié à l’autonomisation des filles et des femmes. Il concerne l’égalité entre les sexes et vise à mettre fin à toutes les formes de discriminations et de violences contre les femmes et les filles dans le monde entier.

Comment atteindre ce pari dans le contexte burkinabé qui, au 31 mars 2022 a enregistré plus de 409 347 femmes et 1 134 095 enfants déplacés internes

  • Quel rôle pourrait jouer le FMDL ?
  • Ce fonds peut-il avoir un visage féminin dans sa rétribution ? OUI !  Si un quota d’au moins 30% du FMDL est accordé aux femmes, d’ici 2030, l’objectif sera totalement atteint.

Promouvoir les droits économiques des femmes = Développement humain durable.

Tous, engageons-nous pour la prise en compte de la femme dans la gestion du FMDL.

Burkinabé, soutenez l’AFEMIB dans cette quête qui vise à renforcer la résilience des femmes dans ce contexte d’insécurité !

HEUREUSE JOURNEE A TOUTES LES WARRIORS DU SECTEUR MINIER

Le Gestionnaire de programme Afrique francophone de SACO mesure l’impact du programme AWE sur l’AFEMIB

Le Gestionnaire de programme Afrique francophone de SACO mesure l’impact du programme AWE sur l’AFEMIB

En novembre 2021, l’AFEMIB est entrée en partenariat avec le Service d’Assistance Canadienne aux Organismes (SACO) section du Burkina, pour un renforcement des capacités institutionnelles. Les besoins de formation ont été exprimées par l’AFEMIB et SACO s’est chargée de recruter des experts canadiens pour assurer les formations au profit des membres de l’AFEMIB.

Sur cinq thématiques identifiées, trois thématiques ont été couvertes de novembre 2021 à mars 2022.  Il s’agit de :

  1. L’amélioration de la visibilité des actions de l’AFEMIB sur les réseaux sociaux (refonte du site web, création d’une chaine YouTube, redynamisation des pages Facebook et LinkedIn, etc.)
  2. L’élaboration d’un plan de communication
  3. La rédaction de projet.

Après cette première phase de collaboration, il était bon d’apprécier l’impact de l’intervention de SACO sur l’AFEMIB. C’est ainsi que la Gestionnaire de Programme (Côte d’Ivoire, Sénégal, Burkina Faso, Benin et Togo), Afrique francophone de SACO CESO, Madame Elisabeth Gill et l’équipe de SACO Burkina ont échangé avec l’équipe de l’AFEMIB le mercredi 11 mai 2022.

L’objectif de la rencontre était d’avoir une appréciation globale par rapport à l’intervention de SACO CESO et d’explorer les perspectives pour la poursuite du partenariat.

L’AFEMIB a fait un bref exposé des résultats concrets de la collaboration avec SACO : la redynamisation du site web, l’élaboration du plan de communication et outils associés, et les techniques de rédaction de projet. Il est ressorti que grâce à l’intervention de SACO, l’AFEMIB est plus visible sur les plateformes numériques et est engagée dans la recherche de financement pour son plan de communication.  Les exercices pratiques ont permis à l’AFEMIB d’améliorer sa technique de rédaction de projets à travers l’approche basée sur la gestion axée sur les résultats (GAR), le cadre de mesure de rendement, le modèle logique ainsi que d’autres outils de maintien des relations avec les partenaires. Pour finir, la présidente a profité de l’occasion pour témoigner sa reconnaissance aux experts (Carmen Gagnon, José-Louis Jacome et Roch Harvard) pour le professionnalisme dont ils ont fait montre tout au long des différentes formations.

Des questions – réponses – contributions – suggestions ont orienté le reste des échanges entre les deux équipes. Recommandation a été faite à l’endroit de l’AFEMIB de formuler ses besoins imminents en renforcement de capacité et les soumettre à SACO au plus tôt pour appréciation.  Ces besoins identifiés sont entre autres :

  • la mobilisation des ressources
  • les techniques de plaidoyer
  • le développement d’un programme de mentorat ainsi que son financement,

C’est dans une ambiance bon enfant que les deux équipes se sont séparées après une photo de famille.